Fin septembre, sous la serre de Saint-Astier, nos aubergines ont un petit souci : des aleurodes. On vous explique ce qu’on fait, pourquoi, et ce qu’on ne sait pas encore.
Le problème : les aleurodes
Les aleurodes, ces petites mouches blanches, s’installent sous les feuilles et se nourrissent de la sève des plantes. En fin de saison, on veut garder des plants productifs le plus longtemps possible pour vous servir des légumes.
L’auxiliaire : le Swirskii
On a fait entrer des Amblyseius swirskii, de tout petits acariens prédateurs, avec Biobest. Ils mangent les œufs et les jeunes larves d’aleurodes, pas les adultes (Koppert). Quand il fait 25 °C, un Swirskii passe de l’œuf à l’adulte en environ 5 jours (Koppert, 08/2026), ce qui laisse une population s’installer assez vite si les conditions sont bonnes. Dose lâchée chez nous : 25 000 Swirskii. Ce post ne parle que du Swirskii sur aubergine.
Le piège jaune : pour les adultes
Les acariens ne s’occupent pas des adultes. C’est le rôle des panneaux jaunes englués : ils attrapent les aleurodes adultes et permettent aussi de suivre l’arrivée des ravageurs. Les deux outils se complètent parce qu’ils ne ciblent pas le même stade.
Ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas
- Températures : selon Koppert, le Swirskii est actif de 20 à 32 °C et inefficace sous 18 °C. Selon Biobest, il est optimal de 25 à 28 °C et inactif sous 15 °C. En fin de saison, les nuits fraîches vont nous dire ce qu’il en est sous notre serre.
- Aubergine : un institut régional (APREL, Chambre d’agriculture PACA, 2017) note que sur aubergine, dans le Sud, la population de Swirskii peut chuter pendant l’été alors que les aleurodes prolifèrent, et le CTIFL juge un autre auxiliaire plus satisfaisant en été. Notre contexte (Dordogne, septembre) n’est pas le même, on observera.
- Délai avant un effet visible : nous n’avons trouvé aucune source qui le chiffre. On le suivra chez nous et on vous dira ce qu’on voit.
Pourquoi ce choix
Nous travaillons sans pesticide de synthèse : contre un ravageur, la première réponse, c’est un auxiliaire, un piège, de l’observation.
Pour commander ou nous parler
Particuliers : la boutique en ligne nature-et-saveurs.com/boutique, ou le marché à la ferme le vendredi de 16h à 18h et le samedi de 10h à 12h, 3d route de Montanceix à Saint-Astier. Le mardi, distribution à la ferme sur commande, à passer à l’avance. Professionnels : contact@nature-et-saveurs.com ou 06 41 02 62 87.
Transcription de la vidéo
Je vous présente ma petite jungle d’aubergines, en fin de saison, en septembre 2026. Bon, elles ont un petit souci : on a des aleurodes. Du coup, on fait rentrer des auxiliaires de culture, et ce sont des Swirskii. En fait, ce sont des petits acariens qui vont venir manger les larves, tout simplement : ce sont nos petits prédateurs. Ça va mettre un peu de temps avant de se mettre en place, mais leur utilité va être efficace. Et comme vous pouvez le voir, pour attraper les adultes, on met des panneaux jaunes, qui sont des pièges. Du coup, ça va déjà commencer à faire réduire la pression de ces ravageurs de culture, pour qu’on vous serve des fruits et légumes le plus longtemps possible.
Sources
Koppert (koppert.fr/swirski-mite, bioprotectionportal.com, koppertus.com), Biobest (biobest.com, page Swirskii-System), APREL, fiche PBI Aubergine, décembre 2017, CTIFL, Infos CTIFL 332 (23/06/2017), Journal of Integrated Pest Management 2023 (Amblyseius swirskii).
Pour aller plus loin : comment fonctionne l’aquaponie à la ferme · nos fruits et légumes de saison · notre accompagnement des porteurs de projet.


